Feuilles mortes. Peintures des XIXe et XXe siècles de la collection du Kunstmuse

18.10.2019 - 09.02.2020

Tirant son titre d’un tableau d’Ernest Biéler, cette exposition de la collection interrogera la croissance organique, au sens littéral du terme, de la peinture au XIXe siècle.

Tirant son titre d’un tableau d’Ernest Biéler, cette exposition de la collection interrogera la croissance organique, au sens littéral du terme, de la peinture au XIXe siècle, et partant les conditions historiques de son développement et de son collectionnement. Au XIXe siècle, l’art devient en Suisse, comme dans de nombreux autres États-nations européens en refondation ou de fondation nouvelle, un objet de débats privilégié – un mouvement qu’accompagnent les pages culturelles des journaux que l’on baptisa à l’époque du joli nom de « Feuilleton ». En cette période d’industrialisation intense, la production artistique connaît elle aussi un essor sans précédent : jamais autant de peintures de si grand format n’avaient été créées dans autant académies d’art. Les productions à forte valeur culturelle, dignes des honneurs de la nation, sont les plus cotées, tandis qu’un nouvel art commercial, né des nouveaux procédés de reproduction et qui atteint un public de masse jusqu’alors inconnu, occupe le bas du tableau. Au-delà de ces deux catégories, une conception moderne de l’art est en germe sous la devise de « l’art pour l’art ». S’opposant à toute finalité de l’art en termes de contenus et de sujets de représentation, elle accorde une importance capitale aux questions formelles et esthétiques.

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